Chaque année au mois de novembre a lieu l’opération « 1000 chercheurs dans les écoles ». Comme son nom l’indique, elle permet à près de 1000 chercheurs d’intervenir dans les collèges et lycées pour sensibiliser les élèves (de la 3e à la terminale) aux métiers scientifiques, aux avancées de la recherche et aux thérapies innovantes.  

Du laboratoire à la salle de classe 

Depuis plusieurs années, j’ai le plaisir de participer à cette opération en tant que chercheuse. Une initiative que j’apprécie particulièrement, car elle permet de faire sortir la science des laboratoires pour aller à la rencontre des jeunes, partager nos expériences et leur faire découvrir les métiers de la recherche. 

Au fil de ces interventions, j’ai toujours eu à cœur de transmettre ma passion pour la recherche, d’expliquer simplement des notions scientifiques parfois complexes et de montrer comment, derrière chaque découverte, se cachent des questions, des hypothèses, des expériences… et beaucoup de persévérance ! 

Je commence généralement par présenter les maladies génétiques rares, et notamment les maladies neuromusculaires. C’est l’occasion d’expliquer simplement les mécanismes à l’origine de ces maladies, le rôle des gènes et des protéines, mais aussi les différentes approches utilisées par les chercheurs pour mieux les comprendre et développer de nouvelles thérapies. Nous abordons également les métiers de la recherche et la diversité des parcours possibles. 

De retour au lycée 

Parmi toutes ces interventions, l’une d’elles a une place particulière dans mes souvenirs : celle que j’ai eu l’occasion de réaliser dans mon propre ancien lycée, en Seine-Saint-Denis. J’ai eu le plaisir de retrouver mes anciens professeurs, qui m’ont accueillie et accompagnée dans leurs classes pour partager mon parcours avec leurs élèves.  

Revenir dans cet établissement, quelques années après y avoir été lycéenne, mais cette fois de l’autre côté de la salle, en tant que chercheuse, était une expérience assez émouvante. J’ai pu partager mon parcours, les études que j’avais suivies, les choix qui m’avaient menée vers la recherche et les différentes étapes qui m’avaient permis d’arriver là où j’étais. 

C’était aussi une belle occasion de montrer aux jeunes de ma ville que les parcours scientifiques sont accessibles et qu’il est possible de poursuivre ses ambitions, même lorsque le chemin semble parfois loin ou difficile.  

Une rencontre particulière cette année 

Cette année, j’ai eu l’occasion d’échanger avec une lycéenne dont le papa est atteint d’une dystrophie musculaire des ceintures (LGMD).  

Cet échange avait une résonance toute particulière pour moi. Au-delà de mon parcours de chercheuse, je suis moi-même concernée par une LGMD. Et aujourd’hui, en tant que bénévole au sein du Groupe d’intérêt LGMD de l’AFM-Téléthon, je suis également engagée auprès des personnes touchées par ces maladies et de leurs familles. 

Cette rencontre a ainsi permis de faire le lien entre la recherche médicale et l’exemple des LGMD. Parler de recherche, ce n’est pas seulement présenter des techniques ou des résultats scientifiques : c’est aussi expliquer pourquoi nous cherchons, pour qui nous travaillons et ce que les avancées scientifiques peuvent représenter concrètement pour les personnes concernées. 

J’ai trouvé particulièrement intéressant de pouvoir partager ce regard avec une jeune fille qui connaît déjà les conséquences d’une maladie neuromusculaire à travers son histoire familiale. 

Faire découvrir la recherche, c’est aussi donner de l’espoir 

Je suis convaincue que ces rencontres sont essentielles. Elles permettent aux élèves de mieux comprendre les enjeux de la recherche, de découvrir des parcours professionnels et, peut-être, de faire naître des vocations. 

Elles sont aussi l’occasion de rappeler que les maladies rares sont un véritable moteur d’innovation scientifique et thérapeutique. Derrière les travaux menés dans les laboratoires, il y a des personnes, des familles et des attentes très concrètes.  

Noëlla fait découvrir les métiers de la recherche aux élèves de son ancien lycée.

Participer à « 1000 chercheurs dans les écoles » a toujours été pour moi une belle expérience de transmission. Cette année, cette rencontre a pris une dimension encore plus particulière, en faisant se croiser mon expérience de chercheuse, mon engagement associatif et mon vécu personnel. 

Transmettre la passion de la recherche, c’est aussi contribuer à faire connaître les maladies rares et à préparer les générations qui feront avancer la science de demain. 💚 

Article rédigé par Noëlla G. 

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